©Ferry van der Nat
Sophie van der Stap est une auteure néerlandaise à succès, connue pour le best-seller Girl with Nine Wigs
Sophie a 21 ans lorsqu’on lui annonce qu’elle a un cancer. Elle écrit un livre à ce sujet, Girl with nine wigs (2006), qui devient non seulement un best-seller aux Pays-Bas, mais atteint également les classements internationaux. ‘Meisje met negen pruiken’ est l’histoire d’une jeune femme luttant contre un cancer avec l’aide de ses neuf perruques. Le livre s’est vendu à plus d’un demi-million d’exemplaires et a été adapté en film.
Peu après la publication de son premier livre, elle s’installe à Paris, où elle reste pendant huit ans. Se sentant chez elle à l’étranger, Sophie part pour New York en 2015. Elle aime la grande ville anonyme et sa liberté, mais se réfugie de plus en plus dans le silence de la nature dans son esprit. Inspirée par une communauté d’apnéistes qu’elle suit à travers l’écran de son téléphone, elle commence une nouvelle histoire, The Girl And The Shark. C’est devenu l’histoire d’une femme qui se sent plus chez elle sous la surface de l’eau qu’au-dessus, qui se sent plus en sécurité parmi “ses” requins (car prévisibles) qu’au milieu des humains (car imprévisibles), et qui sauve de nombreux requins des hameçons qui dépassent de leur bouche. La femme de l’histoire existe réellement.
Depuis lors, Sophie et ses histoires ne résident que dans la nature. La mer, les forêts, les montagnes, le désert ou le ciel, tous ces environnements lui offrent le paysage qu’elle préfère, celui d’un langage sans mots, les animaux, l’étrange. Elle a transformé ses histoires en petits livrets illustrés, dont la moitié des recettes est destinée à protéger/sauver les animaux et les arbres dont elle parle. Ces livrets peuvent être commandés via son propre site web.
Sophie raconte toujours avec verve et humour son temps en tant que patiente, sur comment vivre par opposition à survivre, mais désormais son récit est enrichi d’anecdotes et de réflexions issues de la nature. Plonger avec les requins en est une, une autre pensée se tourne vers les arbres, car une forêt en bonne santé est comme une grande ville, avec une densité de population élevée, mais contrairement à une ville, tous les habitants de la forêt sont connectés, alors qu’en ville ils sont séparés par le béton et les téléphones. Que pouvons-nous apprendre de la mer, de la forêt, des étoiles apparemment indifférentes ? Beaucoup, selon Sophie.
De nos jours, Sophie partage son temps entre New York et sa ville natale, Amsterdam.